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Week-end en amoureux à Honfleur avec son chien : bonnes adresses et calvados

week-end en amoureux à Honfleur avec son chien

Honfleur au printemps : fuir les foules, trouver la lumière

Honfleur en août, c’est possible. Mais Honfleur en avril, c’est autre chose. Les ruelles pavées encore silencieuses au petit matin, la lumière normande qui joue sur les façades colorées du vieux bassin, les terrasses qui s’ouvrent timidement après l’hiver — et surtout, la certitude de ne pas faire la queue devant chaque crêperie. C’est dans cet esprit que j’ai posé mes valises, et le panier de Jagger, pour un premier week-end de printemps à Honfleur avec son chien, dans l’une des villes les plus charmantes de Normandie.

Ce week-end est né d’une collaboration avec Osez-vos-Rêves, une travel-planner qui a orienté mon choix d’adresses.

Un week-end pensé pour flâner, bien manger, respirer. Avec, en prime, deux adresses que vous ne trouverez pas dans les listes génériques : un hôtel de caractère en plein cœur historique, et une table bistronomique que les touristes pressés ne prennent pas le temps de chercher.

Où dormir : l’hôtel L’Absinthe, la liberté à deux pas de tout

Façade de l'hôtel boutique dog-friendly en Normandie sélectionné par le travel planner @osez_vos_reves

Trouver un hébergement à Honfleur qui soit à la fois central, chaleureux, dog-friendly et doté d’un parking privé — voilà un cahier des charges qui semblait ambitieux. L’hôtel L’Absinthe coche toutes les cases, et même davantage.

Un presbytère du XVIe siècle transformé en cocon

Niché dans une bâtisse du XVIe siècle au cœur de la vieille ville, L’Absinthe est un boutique-hôtel intimiste de 11 chambres seulement, réparties entre l’ancien presbytère et la Maison des Marins. Ici, pas de couloirs interminables ni de hall anonyme : on pousse la porte et l’on est immédiatement dans l’ambiance. Mobilier chiné, vitraux colorés, livres anciens, objets d’art — chaque détail a été pensé pour créer une atmosphère vivante et singulière.

J’ai pu séjourner dans une chambre donnant sur une place piétonne : calme, lumineuse, avec une literie de très grande qualité et une salle de bain soignée. Un vrai moment de repos, loin du bruit des rues commerçantes. J’ai pu bénéficier d’un surclassement ( l’avantage de profiter des périodes hors foule).

L’atout maître : garer la voiture et ne plus y penser

C’est peut-être le détail le plus précieux de ce séjour : L’Absinthe dispose d’un parking privé sécurisé à 300 mètres de l’hôtel. On arrive, on gare, on oublie les clés. Et on redécouvre le plaisir de tout faire à pied — le port, les ruelles, les musées, le marché — sans jamais avoir à reprendre le volant en pleine journée. À Honfleur, où le stationnement en saison peut virer au cauchemar, c’est un luxe non négligeable.

Le salon avec cheminée : l’âme de la maison

Le matin, le petit-déjeuner est servi à l’assiette dans l’ancien presbytère : confitures artisanales, viennoiseries pur beurre, produits laitiers normands soigneusement sélectionnés auprès de producteurs locaux. Et le soir, si l’on rentre avant de repartir dîner, le salon avec sa grande cheminée invite à s’installer un moment, le temps d’un verre et d’une conversation paisible. C’est exactement l’esprit que l’on cherche dans ce type de séjour.

Et Jagger dans tout ça ?

L’hôtel accepte les chiens — et Jagger, habitué des belles adresses, a été accueilli sans la moindre réserve. Les balades depuis l’hôtel sont immédiates : les rues piétonnes du centre, le quai Sainte-Catherine, les montées vers les jardins suspendus — tout est praticable à pied, avec un chien, sans jamais monter dans une voiture.

💡 Hôtel L’Absinthe — 1 rue de la Ville, Honfleur. Pensez à réserver bien à l’avance, surtout pour les week-ends de printemps : seulement 11 chambres.

Se balader : Honfleur à pied, à son rythme

Port animé avec bâtiments colorés. Honfleur avec son chien

Le port et le vieux bassin, tôt le matin.

Il y a une règle à Honfleur : se lever tôt. Le vieux bassin photographié à 8h du matin, quand les reflets des maisons hautes tremblent encore sur l’eau calme et que les pêcheurs s’affairent sur leurs barques, n’a rien à voir avec la même image prise à midi sous un soleil de foule. C’est l’un de ces endroits qui n’appartient vraiment qu’à ceux qui se lèvent avant les cars de touristes.

Depuis l’hôtel, comptez cinq minutes à pied pour rejoindre le quai. Jagger, lui, ne s’en lasse pas — les odeurs de marée et l’animation du port semblent lui convenir parfaitement.

Actualité récente (avril 2026) : vous avez certainement du entendre parler des trois immeubles du quai Sainte-Catherine qui sont en péril. La ville a fermé et sécurisé le secteur par précaution, avec évacuation des habitants et fermeture de certains commerces. Pour les visiteurs, le message reste rassurant : le reste du port et du centre-ville demeure accessible, et la mairie indique que tout est fait pour protéger les personnes et permettre un retour à la normale dès que possible

Les petites rues : se perdre, c’est le plan

Honfleur se découvre en se perdant. Les ruelles médiévales qui grimpent depuis le bassin, les maisons à pan de bois colorées, les passages voûtés, les galeries d’art qui ouvrent timidement leurs volets au printemps — il n’y a pas d’itinéraire à suivre, juste une direction générale et la liberté de bifurquer à chaque coin de rue qui attire l’œil. C’est exactement le style de visite que j’adore : lacher prise et profiter.

Le panorama sur le pont de Normandie depuis les hauteurs

Peu de visiteurs pensent à monter jusqu’aux hauteurs de Honfleur pour admirer le pont de Normandie. Depuis le plateau de Grâce et la chapelle Notre-Dame-de-Grâce, le panorama s’ouvre sur l’estuaire de la Seine et la silhouette élancée du pont — un spectacle saisissant, surtout par temps clair de printemps. La montée se fait à pied depuis le centre en une vingtaine de minutes, ou en voiture si l’on préfère. Jagger, lui, a opté pour la version pédestre, sans regret.

Où manger : L’Huître Brûlée, la table que les touristes ne trouvent pas

À Honfleur, la tentation est grande de s’installer en terrasse sur le vieux bassin, face à la carte plastifiée affichant moules-frites et plateau de fruits de mer à prix fixe. On ne va pas se mentir, il ne s’agit pas forcément des meilleures adresses (d’ailleurs, faites attention de choisir les moules-frites à la bonne période , notamment les moules de bouchots, c’est de juillet à janvier ! )

Une adresse bistronomique et locavore, rue Brûlée

L’Huître Brûlée se glisse dans une petite rue à quelques pas de l’église Sainte-Catherine — à deux minutes du port, mais dans un autre monde. C’est un restaurant conscient, comme aime à se définir Paul Lacheray, le chef, natif d’Honfleur, qui officie derrière les fourneaux avec sa compagne Chloé Woestelandt en salle. La carte change toutes les trois semaines au fil des saisons et des arrivages : légumes bio, poisson de petit bateau, producteurs locaux. Tout est fait maison, du début à la fin.

Le guide Michelin leur a décerné un couvert — reconnaissance discrète, fidèle à l’esprit de la maison.

Les huîtres et leurs surprises

Le nom intrigue, la réalité est à la hauteur. Les huîtres de l’Huître Brûlée ne sont pas brûlées — mais elles arrivent avec de petites surprises en cuisine que l’on découvre à table. C’est l’une des signatures de Paul : prendre un produit brut, noble, et le faire exister autrement sans le trahir. On commande, on attend, on est surpris. C’est exactement ce que l’on vient chercher dans ce type d’adresse.

Le dessert auquel je pense encore

La ganache au chocolat noir. Voilà. Il n’y a pas grand-chose à ajouter, sinon que certains desserts justifient à eux seuls de revenir dans un restaurant. Un dessert à tomber, comme on dit.

L’ambiance de la salle est intimiste, chaleureuse — on se sent chez quelqu’un plutôt qu’au restaurant. Le service de Chloé est attentif sans être intrusif, la carte des vins privilégie les vins naturels et les petits vignerons à des tarifs très raisonnables. Et surtout, je n’ai ressenti aucune gêne d’y diner toute seule (enfin, avec Jagger qui a été accepté sans problème et à qui on a proposé une gamelle d’eau).

💡 L’Huître Brûlée — 8 rue Brûlée, Honfleur. Réservation indispensable, surtout le week-end. La salle est petite et les places partent vite.

L’excursion à quelques kilomètres : la distillerie Père Magloire à Pont-l’Évêque

Sculture d'une main tenant une pomme.

À 15 minutes de Honfleur, Pont-l’Évêque — célèbre pour son fromage — abrite également la plus ancienne maison de calvados de Normandie. La distillerie Père Magloire a transformé ses anciens chais en une expérience de visite immersive et multisensorielle, médaillée d’argent aux International Spirit Challenge dans la catégorie tourisme.

Une visite dans 7 salles aux décors surprenants

Sur une heure environ, on traverse sept salles aux ambiances radicalement différentes : effets sonores, visuels et olfactifs racontent l’histoire de la Normandie des Vikings jusqu’à nos jours, et la transformation mystérieuse de la pomme en calvados. Ce n’est pas un musée statique — c’est une vraie mise en scène, accessible à tous, qui donne envie de comprendre autant que de déguster. Ce jour-là, j’étais la seule visiteuse !! Encore une fois, l’avantage d’un week-end hors-saison.

La dégustation :

La visite se clôture par une dégustation guidée de trois calvados — des maisons Père Magloire, Boulard et Lecompte — avec un expert qui prend le temps d’expliquer les différences de vieillissement, d’assemblage, d’arômes.

💡 Distillerie Père Magloire — Route de Trouville, 14130 Pont-l’Évêque. Tarif adulte : 19 €. Parking gratuit sur place. Ouvert du mercredi au dimanche hors saison, tous les jours de mai à novembre. Visite dog friendly ! Il faut cependant avertir lors de la réservation.

Informations pratiques

Comment y aller

Honfleur est accessible depuis Paris en environ 2h15 de route via l’A13, puis le pont de Normandie (péage). En transports en commun, un bus relie Le Havre à Honfleur (gare de Le Havre accessible en train depuis Paris Saint-Lazare).

Dog-friendly : ce qu’il faut savoir

L’hôtel L’Absinthe accepte les chiens. Le restaurant L’Huître Brûlée également — vérifiez tout de même au moment de la réservation. Les balades à pied dans le centre de Honfleur sont praticables avec un chien en laisse. La montée vers la chapelle Notre-Dame-de-Grâce aussi.

Budget indicatif pour deux nuits

Chambre à L’Absinthe : à partir de 150 € la nuit selon la saison et le type de chambre. Dîner à L’Huître Brûlée : compter 35 à 50 € par personne. Visite Père Magloire : 19 € par adulte. Village des marques de Honfleur (Normandy Outlet) : à 5 minutes de la ville, pour ceux qui souhaitent compléter le week-end par une session shopping. Moi, je suis allée acheter mes chocolats de Pâques dans la boutique Lindt.

Quand y aller

Le printemps — d’avril à début juin — est la meilleure saison pour Honfleur : les foules estivales ne sont pas encore là, les lumières sont douces, la nature normande est en fleurs. L’été reste possible mais nécessite de réserver très tôt et de prévoir plus de monde.

En résumé

Honfleur n’est pas une destination confidentielle — mais elle peut se vivre comme telle, à condition de choisir les bonnes adresses et la bonne saison. Un hôtel de caractère où l’on gare la voiture dès l’arrivée et où l’on ne la reprend plus, une table bistronomique que l’on cherche un peu et que l’on ne regrette pas d’avoir trouvée, une excursion calvados qui surprend, des balades à trois dans les ruelles dorées du printemps normand. Jagger, lui, a déjà voté pour le retour.

Cet article contient des informations issues de ma propre expérience.


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