Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre quand j’ai réservé cette voiture à l’aéroport de Bari. Les Pouilles, j’en avais vu des photos sur Instagram, trop belles pour être vraies, me disais-je. Sept jours plus tard, je peux vous le confirmer : c’est exactement comme ça, et même mieux. Ce road trip dans les Pouilles m’a offert un itinéraire de 7 jours entre pierres millénaires, mer turquoise et gastronomie généreuse, le tout en solo, à mon rythme. Si vous cherchez une destination pour vous évader sans vous éparpiller, je vous emmène avec moi.
✦ En résumé
🗺 Étapes clés
- Village bleu de Casamassima (arrêt en route)
- Taranto (2 nuits) — séjour à la Masseria Histo
- Matera, Basilicate (1 nuit) — ville troglodyte aux 9 000 ans d’histoire
- Lecce (2 nuits) + excursion Otranto & Capo d’Otranto
- Ostuni + Monopoli → Polignano a Mare (2 nuits)
- Alberobello + Locorotondo → Bari (retour avion)
🍽 À goûter
- Les orecchiette faites à la main à Bari
- Le pasticciotto leccese (gâteau à la crème)
- La burrata fraîche (inventée dans la région d’Andria)
- Les moules de Taranto et la focaccia barese
🏨 Où dormir
- Masseria Histo à Taranto (article dédié à venir)
- Masserie, B&B charme et maisons troglodytes à Matera
🚗 Se déplacer
- Voiture indispensable — réservation via Booking, récupération à l’aéroport de Bari
- Environ 500 km au total sur 7 jours
Pourquoi les Pouilles pour un road trip en solo ?
Les Pouilles ont tout ce que j’aime dans une destination : des routes praticables, une densité de sites remarquables au kilomètre carré, une cuisine qui ne déçoit jamais et des habitants qui ne se formalisent pas de voir une femme voyager seule. En avril-mai, la lumière est dorée, les touristes encore raisonnables, et la chaleur supportable. C’est la fenêtre idéale.
J’ai loué ma voiture à l’aéroport de Bari Karol Wojtyła via Booking. Pratique, sans surprise, récupération directe en sortant des arrivées. L’itinéraire descend vers le sud avant de remonter vers Bari pour le retour : environ 500 km au total sur 7 jours, très raisonnable.
🗺 Carte du voyage
Itinéraire en boucle au départ et à l’arrivée de Bari :
- Bari (aéroport) → Casamassima
- Casamassima → Taranto — Masseria Histo (2 nuits)
- Taranto → Matera (1 nuit)
- Matera → Lecce (2 nuits) + excursion Otranto
- Lecce → Ostuni → Monopoli → Polignano a Mare (2 nuits)
- Polignano → Alberobello + Locorotondo → Bari (retour)
📌 Pour visualiser ce trajet : rendez-vous sur Google My Maps et épinglez ces étapes pour créer votre propre carte personnalisée.
Jours 1 et 2 : Casamassima et Taranto, première étape au Sud de l’Italie .
Casamassima, le village bleu


À une trentaine de kilomètres au sud de Bari, j’ai fait un premier arrêt inattendu à Casamassima. Ce village perché est connu pour ses ruelles et façades peintes en bleu, une tradition ancienne liée à la couleur de la Vierge Marie. Vous me connaissez un peu, le bleu et moi c’est une grande histoire d’amour. Je ne pouvais pas passer à côté de ce village (plutôt ville d’ailleurs). De plus, je suis toujours à la recherche de lieu un peu en dehors des circuits connus.
C’est calme, authentique, presque hors du temps. Une bonne entrée en matière pour se mettre dans l’ambiance des Pouilles profondes.
Taranto et la Masseria Histo

Si j’ai choisi Taranto ( Tarente en français) comme première vraie étape, c’est en grande partie pour séjourner à la Masseria Histò Relais San Pietro sul Mar Piccolo , une adresse dont je vous parlerai dans un article dédié, parce qu’elle mérite bien plus qu’un paragraphe. Disons simplement que c’est le genre de lieu qui donne envie de ne pas repartir.
Taranto elle-même est une ville des Pouilles que peu de guides mettent en avant, et c’est précisément pour ça qu’elle m’attirait. Posée entre deux mers, la Mar Grande et la Mar Piccola, son vieux centre sur une presqu’île a quelque chose de mélancolique et d’attachant. J’y ai passé deux nuits, flâné sur le Ponte Girevole, goûté les fameusses moules spécialités de cette région.
À ne pas manquer à Taranto :
- Le Museo Nazionale Archeologico (MArTA), l’un des plus beaux musées archéologiques d’Italie du Sud
- La vieille ville (Città Vecchia) et la cathédrale San Cataldo
- Le marché du poisson le matin, ambiance garantie
Jour 3 : Matera, la ville troglodyte aux 9 000 ans d’histoire

Matera est techniquement en Basilicate, juste de l’autre côté de la frontière régionale. Mais impossible de faire ce road trip dans les Pouilles sans y faire une étape. La ville est à une petite heure de Taranto et elle vous retournera. Les Sassi, ces quartiers creusés dans la roche calcaire, sont habités depuis le néolithique. Vous marchez littéralement dans 9 000 ans d’histoire.
J’y ai passé une nuit ce qui est le minimum pour vraiment s’imprégner de l’endroit. Le soir, quand les lumières de la ville se reflètent dans les ruelles en escalier, c’est une des choses les plus belles que j’aie vues en Europe. Réservez votre hôtel à l’avance : certains logent dans des maisons troglodytes restaurées, et les bonnes adresses partent vite.
Retrouvez mon article dédié à Matera.
Jours 4 et 5 : Lecce et Otranto, le bout de l’Italie
Lecce, la Florence du Sud

On appelle Lecce la Florence du Sud, et le surnom n’est pas volé. Le baroque leccese, cette pierre calcaire dorée sculptée, est partout : sur les façades des palais, sur les portails des églises, dans les cours intérieures. J’ai consacré deux jours à la ville, ce qui m’a permis de flâner sans courir.
Le centre est compact et entièrement piétonnier : on s’y perd avec bonheur. J’ai déjeuné dans une trattoria du Mercato Coperto, goûté le pasticciotto (le gâteau à la crème typique du Salento) accompagnée du café leccese , et fait la tournée des boutiques d’artisanat local.
Les incontournables de Lecce :
- La Piazza del Duomo — surtout en fin d’après-midi
- La Basilique de Santa Croce et sa façade baroque spectaculaire
- Le Castello Carlo V
A Lecce, les visites des églises sont payantes. Vous pouvez prendre vos billets en ligne sur le lien LeccEcclesiae.
Je vous conseille aussi de réserver une visite guidée car il y a tellement à apprendre sur cette ville magnifique et son architecture baroque.
Une remarque spéciale femme solo : je me suis promenée le soir dans les rues de Lecce et sincèrement, aucun souci, une ambiance très agréable.
Otranto et le cap le plus à l’est d’Italie

Le deuxième jour depuis Lecce, j’ai pris la voiture direction le Sud pour rejoindre Otranto et le Capo d’Otranto ou Punta Palascia, le point le plus oriental d’Italie, où l’Adriatique et la mer Ionienne se rejoignent. Il y a quelque chose de particulier à se tenir au bout d’un continent. La mer y est d’une transparence irréelle, les falaises tombent à pic dans l’eau, et la lumière en fin de journée est parfaite pour photographier. Attention, à vos échanges de données internet ! J’ai sans le vouloir fait du hors forfait en accrochant les relais de l’Albanie ! (heureusement, je me suis fait rembourser ensuite).

Otranto mérite aussi qu’on s’y attarde : sa cathédrale abrite une mosaïque de sol du XIIe siècle absolument extraordinaire, et ses remparts vénitiens dominent une mer turquoise digne des Caraïbes. Une des meilleures demi-journées du voyage.
Jour 6 : Ostuni et Monopoli avant Polignano a Mare
Peu à peu, il était temps de remonter sur Bari dans mon périple. J’avais donc décidé de réserver deux nuits à Polignano a Mare, cité balnéaire proche des villages des Pouilles qu’il ne faut pas manquer.
Sur mon trajet Lecce- Polignano a Mare, j’ai décidé de faire deux étapes :
Ostuni, la ville blanche




Ostuni m’a fait l’effet d’une évidence. Perchée sur une colline, entièrement blanchie à la chaux, elle se découpe sur un ciel bleu avec une netteté presque irréelle. Les ruelles étroites du centro storico montent, descendent, bifurquent — on ne sait jamais vraiment où on va, et c’est exactement l’idée. C’est l’une des étapes dont je garde le souvenir le plus fort. Une petite impression de me trouver dans un village grec ( ce que j’imagine des villages des Cyclades).
Monopoli, entre mer et vieilles pierres

Monopoli est moins connue que ses voisines, et c’est son charme. Le vieux port, les ruelles du centre historique, les remparts qui tombent sur la mer — tout ici respire l’authenticité sans esbroufe touristique (cependant, nous étions la veille du 1er mai et les ruelles commençaient à bien se remplir).
Une bonne halte entre Ostuni et Polignano, le temps d’un café et d’une balade le long des quais.
Arrivée à Polignano a Mare

Si vous avez déjà scrollé sur Instagram en cherchant « Puglia », vous avez forcément vu Polignano a Mare. La ville blanche suspendue au-dessus de ses criques calcaires, la mer d’un bleu impossible, les maisons qui semblent tenir par miracle au bord du vide. En vrai, c’est encore plus beau. J’y ai posé mes valises pour deux nuits — le temps de souffler, de nager, et de photographier sous tous les angles.
Jour 7 : Alberobello et Locorotondo, le pays des trulli
Alberobello, le village UNESCO

Alberobello, c’est le village des trulli — ces maisons à toit de pierre conique et à la chaux blanche qui font partie du patrimoine mondial de l’UNESCO. On se demande parfois si c’est un parc d’attractions. En réalité, le quartier des Rioni Monti est habité, les trulli sont des maisons vraies, et se perdre dans les ruelles est un vrai plaisir. Arrivez tôt ou en fin d’après-midi quand les cars repartent : l’ambiance change complètement. Je vous donne ce conseil car j’avais prévu d’arriver tôt le matin mais un petit incident très bête (perte de la clef de mon Airbnb, les aventures de Sophie!) ne m’a pas permis d’arriver à la bonne heure et donc, j’ai du « supporter » la foule dans les ruelles d’Alberobello.
Locorotondo, le village rond
À quelques kilomètres d’Alberobello, Locorotondo mérite absolument le détour. Son nom vient de sa forme circulaire, les ruelles blanches s’enroulent autour de la colline en cercles concentriques. Moins touristique qu’Alberobello, plus élégante, plus silencieuse. Un des endroits où j’ai eu envie de m’asseoir et de ne rien faire pendant une heure, ce qui est toujours bon signe.
Jour 8 : Bari et retour
Partie le matin de Polignano a Mare pour rejoindre l’aéroport (mon avion était prévu à 13h), je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de passer un moment dans la ville de Bari. Je le regrette un peu, c’est une bonne raison (si vraiment il en fallait une de plus) pour revenir un jour ou l’autre dans les Pouilles.
Infos pratiques pour organiser votre road trip dans les Pouilles
Quand partir ?
Avril-mai et septembre-octobre sont les périodes idéales. La lumière est magnifique, les températures supportables, et les foules encore gérables. Juillet-août : chaleur écrasante et tourisme de masse, surtout à Polignano et Alberobello.
Location de voiture
Indispensable. Les transports en commun existent mais sont lents et peu pratiques pour ce type d’itinéraire. J’ai réservé via Booking directement depuis l’aéroport de Bari Karol Wojtyła : récupération immédiate en sortant des arrivées, sans surprise. Prenez la voiture à l’arrivée, rendez-la au départ : pas de frais de drop-off.
Budget estimé (7 nuits, solo)
- Location de voiture : 200-300 € selon la saison
- Hébergement : 70-130 €/nuit (masserie, hôtels de charme, B&B)
- Repas : 20-35 €/jour en mangeant bien
- Entrées musées et sites : prévoir 50-80 € sur le séjour
Où dormir ?
Les masserie sont l’hébergement emblématique des Pouilles — ces grandes fermes reconverties en hôtels, souvent avec piscine et restaurant. La Masseria Histo à Taranto en est un excellent exemple (article dédié à venir sur le blog). Pour les autres étapes, les B&B du centre de Lecce ou de Bari sont très bien tenus. Réservez tôt en saison.
🕐 Entre 13h et 16h30, le temps s’arrête
C’est la règle numéro 1 à intégrer dans votre organisation. En dehors des grandes villes touristiques, les monuments ferment, les rues se vident, les restaurants eux-mêmes peuvent baisser le rideau. Planifiez vos visites de villages isolés le matin ou en fin d’après-midi — jamais à l’heure de la sieste.
Profitez-en pour vous aussi : c’est le moment idéal pour une terrasse, une glace, ou une sieste sous les oliviers.
En résumé : les Pouilles, est-elle une destination faite pour vous ?
Si vous aimez les destinations qui combinent histoire, architecture, mer et gastronomie sans vous faire courir d’un site à l’autre : oui, absolument. Mon itinéraire de 7 jours est accessible en solo, même si c’est votre premier voyage en voiture seule. La région est sûre, lisible, et elle offre une qualité de vie qu’on a du mal à quitter.
Et vous , les Pouilles sont dans vos projets de voyage ? Dites-moi en commentaire quelle étape vous fait le plus envie. Et si vous avez déjà fait ce road trip, partagez vos bonnes adresses : les meilleures recommandations viennent toujours des lectrices (et des lecteurs bien sûr! ) !
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