Si on m’avait dit un jour que je prendrais un billet d’avion, le cœur qui bat, pour voyager seule après 50 ans, je ne l’aurais peut-être pas cru. Et pourtant, ces escapades ont changé ma façon de voir la vie et ont canalisé mes peurs. Avec le recul, je me rends compte qu’il y a beaucoup de choses que j’aurais aimé entendre plus tôt, avant ce premier départ où je me sentais pas capable ou pas appréciable.
Il n’y a vraiment pas d’âge pour commencer
J’ai longtemps cru que les grands voyages, les changements de vie, c’était pour les 20 ou 30 ans, pas pour moi. Puis j’ai découvert qu’en réalité, ce n’est pas l’âge qui décide, mais l’élan intérieur et la façon dont on a envie d’habiter sa vie.
Voyager seule après 50 ans, ce n’est pas « être en retard », c’est simplement écrire un nouveau chapitre, avec plus d’expérience, plus de discernement… et souvent plus de plaisir. Les circonstances de la vie nous amènent à nous adapter, voyager seule fut pour moi une adaptation et sincèrement, elle m’a permis de croire en moi et m’a offert ce qui m’avait toujours manqué : la confiance en moi.
Ton corps peut suivre… si tu l’écoutes
Avant de partir, je me faisais tout un film : « Et si je suis trop fatiguée ? Et si je ne tiens pas le rythme ? ». C’est surtout les longues distances en voiture qui me posaient question.En réalité, j’ai découvert qu’en adaptant mon programme, en choisissant des hébergements confortables et en acceptant de faire des pauses, voyager seule après 50 ans peut être bien plus doux qu’à 25 ans.
Ce que j’aurais aimé savoir plus tôt, c’est que :
- On a le droit de préférer un bon lit dans un dortoir bruyant. Bien entendu, les auberges de jeunesse sont des solutions à bas prix pour l’hébergement mais maintenant, on peut y choisir des chambres privées et c’est vraiment le top si l’on ne veut pas trop dépenser.
- On peut savourer un musée, une terrasse, une balade lente, sans « tout cocher ».
- Prendre soin de soi (sommeil, hydratation, trousse santé) ne gâche pas l’aventure, au contraire, ça la rend possible.
Le regard des autres compte beaucoup moins qu’on ne le croit
Je m’imaginais comme « la seule femme de plus de 50 ans » perdue au milieu de jeunes baroudeurs… jusqu’au moment où je suis réellement partie. En voyage, j’ai découvert qu’il y a des gens de tous âges, de toutes histoires, et que chacun est concentré sur sa propre aventure.
Voyager seule après 50 ans, c’est aussi accepter que ton âge est une force : tu as des choses à raconter, une curiosité différente, une manière plus apaisée de rencontrer les autres.
Je me souviens de mon premier salon des blogueurs voyages à Saint-Malo. Oui, j’étais un peu l’extra-terrestre au milieu des aventuriers de 20-30 ans mais justement, mon âge s’est révélé être aussi un atout. Ne dit-on pas que ce qui est rare est précieux ?
Une bonne préparation, ça change tout.

Ce que j’aurais aimé qu’on m’explique, c’est à quel point une préparation simple peut enlever 80% de l’angoisse. Choisir une destination adaptée, vérifier quelques points de santé, noter deux ou trois numéros utiles, regarder le plan du quartier où l’on dort… tout cela fait une énorme différence quand on décide de voyager seule après 50 ans.
Préparer ne veut pas dire tout contrôler, mais se donner un cadre rassurant :
- Une assurance voyage adaptée à votre âge et à votre situation.
- Des hébergements bien notés, dans des quartiers sûrs et bien desservis.
- Un itinéraire souple, avec des moments libres pour respirer, flâner, changer d’avis.
Personnellement, je pense à mes voyages à peu près 8 ou 9 mois en amont. Tout d’abord parce que j’adore préparer mes voyages, c’est pour moi déjà une forme d’évasion. Et puis, cela me permet de prendre mon temps, de ne pas tout faire à la dernière minute et de bien explorer toutes les solutions. (Bon, par contre, je suis miss dernière minute pour faire mes valises! )
Le confort n’est pas un caprice, c’est une clé du plaisir.
Avant, j’avais presque honte de préférer une chambre calme à un lit dans un dortoir, ou une petite adresse de charme à l’auberge la moins chère. Maintenant, je sais que voyager seule après 50 ans, c’est aussi accepter que le confort fait partie de l’expérience : bien dormir, bien se doucher, se sentir en sécurité, ça change tout.
Avant, je voyageais en couple ou en famille. Mes escapades en couple m’ont donné le goût des hébergements de charme, des chambres d’hôtes cosy et des hôtels très confortables. C’est pour cela que je continue à opter pour ce type de logement et ce qui me permet aussi, sur ce blog, de continuer à proposer des escapades de charme pour les couples.
J’aurais aimé qu’on me dise :
« Tu as le droit de choisir ce qui te fait du bien, même si ce n’est pas ‘instagrammable’ ou ‘dans la norme’. »
Parce qu’un beau voyage, ce n’est pas seulement une destination, c’est aussi la façon dont ton corps et ton esprit s’y sentent.
On fait encore des rencontres incroyables… parfois même plus qu’avant.
On croit souvent que les rencontres, les amitiés nées autour d’une table de cuisine d’auberge ou d’une balade guidée, c’est réservé aux plus jeunes. En réalité, voyager seule après 50 ans m’a offert des échanges profondément riches. Petit détail : voyager avec un animal facilite les contacts !
À notre âge, on ose parler vrai, partager ses peurs, ses deuils, ses renaissances. Et ce sont souvent ces conversations-là qui restent, bien plus que la photo parfaite d’un monument. C’est vrai que sur ce blog, je partage plutôt des photos de paysages, d’activités, de beaux hébergements et oui, aussi de monuments, mais je garde en moi au fond du coeur toutes les belles rencontres que j’ai pu faire grâce aux voyages.
Voyager après 50 ans peut vraiment changer une vie.
Elle a en tous les cas changer la mienne. J’ai toujours aimé voyagé et j’ai souvent voyagé en couple et en famille, cependant voyager seule après 50 ans m’a apporté encore autre chose : j’ai apprécié ma propre compagnie !
Si je regarde en arrière, certains voyages ont été des tournants : un séjour après une rupture, une escapade après la maladie, un premier week-end solo où j’ai compris que j’étais capable de me débrouiller. Voyager seule après 50 ans, ce n’est pas « cocher une liste de pays », bien au contraire ! C’est se redécouvrir et s’apercevoir que l’on est capable et pour cela, pas besoin d’aller au bout du monde, vous pourrez amorcer ce chemin en partant quelques jours en France.
Ce que j’aurais aimé savoir plus tôt, c’est que :
- On peut se surprendre encore, à tout âge.
- On peut tomber amoureuse d’une ville, d’un paysage… et parfois de soi‑même à nouveau.
- On n’est jamais trop tard pour commencer à vivre une vie qui nous ressemble.
Et toi, qu’aimerais-tu savoir avant de partir ?
Si tu lis ces lignes en te disant « un jour, quand je serai à la retraite… », permets‑toi de transformer ce « un jour » en « bientôt » car le temps passe vite et il ne faut pas le gâcher.
Voyager seule après 50 ans n’a rien d’un caprice : c’est une façon de prendre soin de toi, de nourrir tes rêves, de te prouver que tout n’est pas derrière mais bien devant
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